Spécialité · Pré-acquisition, vice caché, DPE
Spécialité · Expertise avant achat

Avant de signer, on regarde tout ce que les diagnostics ne précisent pas.

Fissures, fondations, charpente, copropriété, vices cachés · expertise indépendante par nos experts partenaires en pathologie du bâtiment, à partir de vos photos et du dossier de diagnostics. Diagnostic structurel et chiffrage travaux.

Diagnostic différentiel

5 angles morts du DDT

Pré-achat
01
Structure & fondationsFissures, RGA, tassement
DTU 20.1
02
Humidité & méruleRemontées, infiltrations, ALUR
L 133-7 CCH
03
Toiture & charpenteCouverture, bois, xylophages
DTU 40
04
Performance énergétiquePassoires F et G, audit obligatoire
Loi Climat
05
Copropriété & vices cachésPV AG, DTG, art. 1641
Loi 1965
Rapport signé sous 24 h à 5 jours selon le pack, dès 149 € TTC, partout en France.
01 ─ Pourquoi TéléBat

Ce que nous analysons.

Acquérir un bien immobilier représente, pour la grande majorité des ménages français, l'investissement d'une vie. Pourtant, la signature d'un compromis engage l'acheteur sur la base d'un dossier de diagnostics techniques (DDT) qui, malgré son apparente exhaustivité, ne couvre en réalité aucune pathologie structurelle du bâti. Les articles L 271-4 à L 271-6 du Code de la construction et de l'habitation imposent au vendeur la fourniture de constats réglementés (amiante, plomb, termites, DPE, électricité, gaz, assainissement, état des risques et pollutions), mais ces diagnostics restent purement déclaratifs et visuels.

Aucun ne traite des fissures structurelles, du comportement des fondations, du retrait-gonflement des argiles (RGA), de la stabilité de la charpente, ni de l'état réel de la toiture. Cette lacune expose l'acquéreur à des sinistres lourds, dont le coût de reprise dépasse fréquemment plusieurs dizaines de milliers d'euros. La complexité réglementaire s'accroît : loi ELAN 2018 imposant l'étude géotechnique G1 en zone d'aléa RGA moyen ou fort, audit énergétique obligatoire depuis 2023 pour les passoires thermiques classées F et G, interdiction progressive de location de ces mêmes biens, plan pluriannuel de travaux issu de la loi Climat et Résilience 2021 pour les copropriétés.

Une expertise indépendante avant signature, ou pendant la clause suspensive de votre compromis, vous permet d'objectiver l'état réel du bien, de chiffrer les travaux à prévoir et de négocier le prix sur des bases factuelles. L'expertise à distance, fondée sur l'analyse de vos photographies, vidéos et documents, offre une réponse rapide et économique, compatible avec les délais courts d'un avant-contrat.

Si un vice apparaît après acquisition, vous conservez les leviers de l'article 1641 du Code civil (vices cachés, délai d'action de 2 ans à compter de la découverte selon l'article 1648) et de la garantie décennale article 1792, transmissible avec l'immeuble lorsque la construction a moins de dix ans.

01 · Diagnostic

Diagnostic technique pré-acquisition indépendant

L'expertise pré-acquisition consiste en une analyse technique globale du bien réalisée sur place. Elle ne se limite pas à l'examen des fissures : l'ensemble des pathologies visibles, des anomalies constructives et des désordres susceptibles d'affecter la pérennité, l'usage ou la valeur du bâtiment est étudié.

L'examen porte notamment sur la structure, les fondations, les murs porteurs, les planchers, les charpentes, les couvertures, les façades, les ouvrages enterrés, les menuiseries, les traces d'humidité, les infiltrations, les défauts de ventilation, les déformations, les désaffleurements, les affaissements, les désordres de second œuvre ainsi que les éventuelles modifications apportées au bâti.

L'expert analyse également la configuration générale de l'immeuble, son environnement immédiat, la nature apparente des matériaux, les travaux réalisés, les extensions, les ouvertures créées dans les murs porteurs et les éventuelles incohérences entre l'état du bien, les déclarations du vendeur et les documents disponibles.

Les désordres observés sont qualifiés selon leur nature, leur gravité apparente, leur caractère évolutif et leurs conséquences possibles. Lorsque les constats sur place ne permettent pas de conclure avec suffisamment de certitude, l'expertise précise les investigations complémentaires à envisager : sondages, contrôle de structure, inspection de toiture, recherche de fuite, étude géotechnique, vérification des fondations ou intervention d'un bureau d'études spécialisé.

Cette analyse permet à l'acquéreur de disposer d'un avis technique indépendant avant de s'engager, d'identifier les risques et travaux potentiels et de prendre sa décision en connaissance de cause.

02 · Chiffrage

Estimation des travaux de gros œuvre à prévoir

À l'issue de la visite, l'expert peut proposer des fourchettes budgétaires indicatives pour les principaux postes de gros œuvre rendus nécessaires par les désordres constatés : reprises structurelles, confortement de fondations, réparation de maçonneries, réfection d'ouvrages de toiture, traitement des infiltrations liées à l'enveloppe du bâtiment ou reprise d'éléments porteurs.

Ces estimations ont pour objectif de donner à l'acquéreur un ordre de grandeur des travaux les plus lourds susceptibles d'affecter le coût global de l'opération. Elles sont établies à partir des désordres visibles, des solutions techniques envisageables et des données disponibles au moment de l'expertise.

Les travaux de second œuvre, de décoration, d'aménagement intérieur, d'électricité, de plomberie, de chauffage ou de rénovation énergétique ne font pas l'objet d'un chiffrage détaillé dans le cadre de cette mission. Leur évaluation nécessite l'établissement de devis par des entreprises spécialisées, après définition précise des travaux à réaliser.

Cette approche permet d'identifier les principaux risques financiers liés au gros œuvre et de disposer d'éléments techniques utiles pour apprécier le prix du bien ou engager une négociation avec le vendeur.

03 · Procédure

Sécuriser votre décision avant la signature définitive

L'expertise pré-acquisition doit être réalisée le plus tôt possible, idéalement avant la signature du compromis de vente. Lorsqu'elle intervient après sa signature, elle doit être menée pendant le délai légal de rétractation ou dans le cadre d'une condition suspensive d'expertise technique expressément prévue dans l'avant-contrat.

Cette étape est essentielle : la découverte d'un désordre important ne permet pas, à elle seule, de renoncer automatiquement à l'acquisition sans conséquence financière. Une fois le délai de rétractation expiré, l'acquéreur qui se désengage sans pouvoir invoquer une condition suspensive applicable peut perdre les sommes versées et s'exposer à la clause pénale prévue au compromis.

Le rapport d'expertise permet d'objectiver les désordres constatés, d'en apprécier la gravité, d'identifier les investigations complémentaires nécessaires et d'estimer les principaux travaux de gros œuvre à prévoir. Il constitue ainsi une base technique solide pour informer le notaire, négocier le prix, demander des travaux au vendeur ou justifier l'activation d'une condition suspensive.

Pour une analyse complète du bien, le Pack Confort est le format recommandé. Il comprend une étude détaillée des désordres, leur origine probable, une estimation indicative des principaux travaux de gros œuvre et une note expertale signée. Le Pack Urgence est à privilégier lorsque l'expiration du délai de rétractation ou une échéance contractuelle impose un traitement prioritaire du dossier.

04 · Recours

Recours post-achat documentés

Si un vice est découvert après signature, l'expertise pré-acquisition ou une expertise contradictoire postérieure constitue une pièce centrale pour engager les recours prévus par le Code civil. L'article 1641 fonde l'action en garantie des vices cachés, ouverte pendant 2 ans à compter de la découverte (article 1648). L'article 1792 permet d'actionner la garantie décennale du constructeur si l'immeuble a moins de dix ans, garantie transmissible avec le bien selon une jurisprudence constante de la Cour de cassation. Le rapport d'expertise objective la gravité, l'antériorité et le caractère caché du désordre.

02 ─ Préparer le diagnostic

Symptômes à photographier.

Photographiez chacun de ces éléments si vous les observez, c'est ce qui permet à notre expert de poser un diagnostic fiable à distance.

A ·Structure & extérieur
3 points · fissures, humidité, terrain
01

Photographiez toutes les fissures intérieures et extérieures, particulièrement celles en escalier ou traversant les chaînages, avec règle métallique en plan rapproché et vue d'ensemble.

02

Inspectez les pieds de murs, plinthes et bas de cloisons à la recherche d'auréoles, de salpêtre, de peinture cloquée ou d'enduit pulvérulent révélant des remontées capillaires.

03

Observez le terrain autour de la maison : présence d'arbres à moins de la hauteur adulte, pente accentuée, zones humides, fissures dans les sols extérieurs ou les enrobés, signes de mouvement de terrain.

B ·Toiture, charpente & xylophages
2 points · couverture, bois
04

Examinez la toiture depuis le sol et depuis les combles : tuiles déplacées, mousses abondantes, faîtage déscellé, traces d'humidité sur la sous-face, déformation de versant signalant une charpente fatiguée.

05

Sondez les bois apparents de charpente et de plancher (poutres, solives, linteaux) pour détecter trous de vrillette, sciure fraîche, galeries de capricorne ou présence de mérule (filaments blancs, fructifications brunes).

C ·Documents copropriété & DDT
3 points · PV AG, ERP, DPE
06

Réclamez les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, le carnet d'entretien article 18 loi 1965, le DTG si l'immeuble a plus de dix ans et le plan pluriannuel de travaux issu de la loi Climat 2021.

07

Vérifiez l'état des risques et pollutions (ERP) prévu à l'article L 125-5 du Code de l'environnement : zone inondable, sismique, RGA, radon, sites pollués BASIAS et BASOL.

08

Contrôlez la cohérence du DPE avec l'isolation visible, la nature du chauffage et l'année de construction : un classement F ou G interdit progressivement la location et impose un audit énergétique obligatoire à la vente.

D ·Historique & urbanisme
2 points · sinistres, modifications
09

Faites lister les sinistres déclarés à l'assurance par le vendeur sur les dix dernières années, et demandez les attestations d'assurance dommages-ouvrage pour tous travaux récents.

10

Repérez les modifications structurelles non déclarées (ouverture de mur porteur, surélévation, véranda) et exigez les autorisations d'urbanisme correspondantes (déclaration préalable ou permis de construire).

Conseil photo : lumière naturelle, sans flash de face. Une règle ou un mètre déroulé donne l'échelle. Datez les clichés et notez la chronologie d'apparition des désordres.
03 ─ Approche technique

Pathologies et mécanismes.

Quatre familles de désordres à dépister avant signature, des pathologies structurelles aux questions de copropriété, en passant par l'humidité et le DPE.

01 · Structure

Pathologies structurelles à dépister avant signature

Les désordres structurels constituent la première cause de sinistralité lourde post-acquisition. Les fissures sont à examiner en priorité : une fissure en escalier suivant les joints de maçonnerie, traversant un chaînage ou accompagnée d'un décalage des deux lèvres, signale un mouvement différentiel grave. Sur sol argileux, le retrait-gonflement (RGA) est responsable d'une part importante des sinistres reconnus en catastrophe naturelle.

La loi ELAN du 23 novembre 2018 impose, depuis le 1er octobre 2020, la fourniture par le vendeur d'une étude géotechnique préalable G1 (selon la norme NF P 94-500) lors de la vente d'un terrain non bâti situé en zone d'aléa RGA moyen ou fort. Pour un bien existant, l'absence de cette étude n'est pas obligatoire, mais la consultation de la cartographie Géorisques renseigne immédiatement sur le niveau d'aléa.

D'autres pathologies structurelles méritent attention : tassements liés à des fondations insuffisantes, cavités souterraines (anciennes carrières, marnières en Normandie, zones karstiques), défauts de chaînage sur bâti ancien antérieur au DTU 20.1, surcharges liées à des modifications structurelles non maîtrisées.

02 · Humidité & DPE

Pathologies hydriques et performance énergétique

L'humidité est la pathologie la plus répandue dans le parc ancien. Plusieurs origines doivent être distinguées : remontées capillaires depuis le sol (typiques des constructions sans coupure de capillarité), infiltrations de toiture ou de façade, condensation par défaut de ventilation, fuites de réseau. La mérule (Serpula lacrymans), champignon lignivore, prospère dans les bois humides mal ventilés et peut détruire silencieusement des planchers entiers. Un diagnostic mérule est obligatoire dans les zones contaminées par arrêté préfectoral.

Sur le plan énergétique, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est devenu opposable depuis le 1er juillet 2021. Les biens classés F et G, qualifiés de passoires thermiques, sont soumis à un calendrier d'interdiction de location : G depuis 2025, F au 1er janvier 2028, E au 1er janvier 2034, selon la loi Climat et Résilience du 22 août 2021. La vente d'un bien classé F ou G impose la fourniture d'un audit énergétique réglementaire détaillant les scénarios de travaux et leur coût.

03 · Copropriété

Bâti ancien et copropriété, vigilances spécifiques

L'achat en copropriété implique d'analyser la santé collective de l'immeuble autant que celle du lot. La loi du 10 juillet 1965 impose, à son article 18, la tenue par le syndic d'un carnet d'entretien retraçant les interventions réalisées sur les parties communes. Pour les immeubles de plus de dix ans mis en copropriété, un diagnostic technique global (DTG) peut être imposé, et la loi Climat et Résilience 2021 a généralisé l'obligation d'établir un plan pluriannuel de travaux (PPT) sur dix ans pour toutes les copropriétés de plus de quinze ans, déployé entre 2023 et 2025 selon la taille.

Avant d'acheter, exigez les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, l'état daté article 5 loi 1965, le pré-état daté, le règlement de copropriété, le montant des charges sur les deux dernières années, l'état des impayés et la mention de toute procédure judiciaire en cours. Une copropriété en difficulté financière ou faisant l'objet d'un mandataire ad hoc doit constituer un signal d'alerte majeur.

04 · DDT vs expertise

Diagnostics obligatoires versus expertise pathologie

Le dossier de diagnostics techniques (DDT), encadré par les articles L 271-4 à L 271-6 du CCH, regroupe l'amiante (constructions avant 1997), le plomb (avant 1949), les termites (zones définies par arrêté préfectoral), le DPE, l'électricité et le gaz pour installations de plus de quinze ans, l'assainissement non collectif, l'ERP et le mérule en zones contaminées. Ces diagnostics sont indispensables, mais ils restent visuels, déclaratifs et limités.

Aucun ne porte sur la structure, les fondations, la charpente, la toiture, l'isolation réelle, les pathologies évolutives. L'expertise pathologie pré-acquisition est complémentaire : elle qualifie l'origine et la gravité des désordres, propose des préconisations chiffrées, oriente vers les investigations spécialisées si nécessaire (étude géotechnique G5, diagnostic charpente, sondage destructif). Cette double approche, diagnostics réglementaires plus expertise indépendante, vous donne une vision complète et opposable du bien convoité.

04 ─ Cadre juridique

Garanties et recours mobilisables.

Trois grands leviers à connaître : devoir d'information du vendeur, vices cachés, et garantie décennale transmissible avec l'immeuble.

05 ─ Questions fréquentes

Ce que les clients nous demandent.

L'expertise avant achat fait-elle doublon avec les diagnostics obligatoires fournis par le vendeur ?

Non, ces deux démarches sont totalement complémentaires. Les diagnostics réglementaires des articles L 271-4 à L 271-6 du CCH (amiante, plomb, termites, DPE, électricité, gaz, assainissement, ERP, mérule) sont visuels, normalisés et limités à des constats déclaratifs. Aucun ne porte sur la structure, les fondations, la charpente, la toiture ou l'évolutivité d'une fissure.

L'expertise pathologie pré-acquisition analyse l'état réel du bâti, qualifie l'origine et la gravité des désordres selon les DTU applicables, chiffre indicativement les travaux et oriente vers les investigations spécialisées le cas échéant (étude géotechnique NF P 94-500, sondage de fondation). C'est cette analyse qui vous permet de décider en connaissance de cause.

Puis-je intégrer une clause suspensive d'expertise technique dans le compromis de vente ?

Oui, la liberté contractuelle autorise l'insertion d'une clause suspensive d'expertise technique, distincte des conditions légales (financement, droit de préemption). Cette clause doit préciser le délai de réalisation, l'identité de l'expert ou la qualification requise, et les seuils de désordre déclenchant la renonciation (par exemple : sinistre structurel chiffré au-delà d'un montant fixé).

Si la clause se réalise négativement (expertise révélant un vice grave), vous pouvez renoncer à l'acquisition sans pénalité ni perte du dépôt de garantie. À défaut de clause spécifique, l'expertise réalisée pendant le délai de rétractation de 10 jours article L 271-1 CCH reste possible, mais ce délai court est souvent insuffisant.

Que faire si je découvre une fissure structurelle ou des remontées d'humidité après la signature ?

Vous disposez de l'action en garantie des vices cachés de l'article 1641 du Code civil, ouverte pendant 2 ans à compter de la découverte du vice (article 1648). Vous devez prouver trois éléments : le caractère caché du vice (non décelable par un examen normal), son antériorité à la vente, et sa gravité (impropriété à destination ou diminution majeure d'usage).

Une expertise judiciaire ou amiable contradictoire est indispensable pour étayer ces preuves. Selon la gravité, vous pouvez demander la résolution de la vente (action rédhibitoire) ou une réduction du prix (action estimatoire). Si l'immeuble a moins de dix ans, l'article 1792 et la garantie décennale transmissible offrent un recours direct contre les constructeurs initiaux.

Comment évaluer le risque retrait-gonflement des argiles avant d'acheter une maison individuelle ?

Consultez d'abord la cartographie d'aléa RGA disponible sur le portail Géorisques du BRGM, qui classe chaque commune en aléa nul, faible, moyen ou fort. Depuis la loi ELAN du 23 novembre 2018, la vente d'un terrain non bâti en zone d'aléa moyen ou fort impose au vendeur de fournir une étude géotechnique préalable G1 selon la norme NF P 94-500, applicable depuis le 1er octobre 2020.

Pour un bien existant, vérifiez l'historique des arrêtés de catastrophe naturelle sécheresse sur la commune, l'état des fissures extérieures (escalier, traversantes), la présence d'arbres proches (peupliers, chênes, saules absorbant l'eau du sol). Une expertise pré-acquisition vous donne un avis circonstancié sur le risque résiduel.

Que vérifier en priorité avant d'acheter un lot dans une copropriété ancienne ?

Exigez systématiquement les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, le carnet d'entretien prévu à l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965, le diagnostic technique global (DTG) pour les immeubles concernés, et le plan pluriannuel de travaux (PPT) imposé par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021 pour les copropriétés de plus de quinze ans.

Analysez le montant et l'évolution des charges, l'état des impayés, l'existence d'un fonds de travaux loi ALUR (5 pour cent minimum du budget), et toute procédure judiciaire en cours (mandataire ad hoc, administration provisoire). Une copropriété en difficulté financière entraîne des appels de fonds importants pour le nouvel acquéreur.

L'achat d'une passoire thermique DPE F ou G est-il toujours pertinent en 2026 ?

Cet achat reste possible mais impose une analyse rigoureuse. La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 a programmé l'interdiction progressive de location : G depuis le 1er janvier 2025, F au 1er janvier 2028, E au 1er janvier 2034. Si vous achetez pour louer, ce calendrier conditionne votre rentabilité.

À la vente, un audit énergétique réglementaire est obligatoire et détaille les scénarios de travaux. Les coûts d'isolation, ventilation et changement de système de chauffage atteignent fréquemment 40 000 à 80 000 euros pour une maison individuelle. L'expertise pré-acquisition vous permet d'objectiver ces postes et de négocier le prix d'achat en intégrant le coût réel de la mise à niveau énergétique.

Comment utiliser le rapport d'expertise pour négocier le prix avec le vendeur ?

Le rapport d'expertise constitue une pièce factuelle objectivant l'état réel du bien et chiffrant indicativement les travaux à prévoir. Il vous permet de proposer une réduction de prix correspondant tout ou partie du coût des travaux non visibles ignorés du vendeur, ou d'exiger leur réalisation avant signature de l'acte authentique.

La négociation est juridiquement fondée sur le devoir précontractuel d'information de l'article 1112-1 du Code civil : si le vendeur connaissait les désordres et ne les a pas révélés, sa responsabilité peut être engagée. Présentez le rapport au notaire pour qu'il intègre les éléments dans l'acte ou rédige un avenant au compromis.

L'expertise à distance est-elle réellement fiable pour un achat immobilier ?

Oui, à condition que le dossier transmis soit complet et de qualité : photographies en haute définition avec règle métallique, vues d'ensemble et plans rapprochés, vidéos de circulation dans le bien, plans cadastraux, DDT complet, procès-verbaux d'AG en copropriété, historique des sinistres.

L'expert qualifie alors la pathologie selon les DTU et normes applicables (DTU 20.1 maçonnerie, DTU 13.1 fondations, NF P 94-500 géotechnique), et identifie les zones d'incertitude nécessitant une investigation in situ complémentaire. L'expertise à distance est particulièrement adaptée aux délais courts d'un compromis, et constitue une première étape économique avant un éventuel déplacement d'expert spécialisé.

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